Comment évaluer au mieux cet ensemble disciplinaire pour le moins hétérogène, en tenant compte de ses spécificités épistémologiques, méthodologiques et éditoriales ? Dans quelle mesure peut-on utiliser les mêmes sources de données et les mêmes indicateurs que pour les sciences de la vie et de la matière ? Quelles alternatives ont pu être proposées en France et en Europe ? En quoi la science ouverte peut-elle contribuer à changer la donne ?

Depuis son « invention » dans les années 1960, la bibliométrie a suscité de nombreux débats, au sein de la communauté scientifique mais aussi parmi les décideurs politiques, les financeurs de la recherche, et même le grand public. En cause : son association quasi-systématique avec la notion d’évaluation de la recherche, dont les principes n’ont cessé d’évoluer depuis ces dernières décennies.

Avant tout outil interne d’aide à la conception d’un projet de recherche et à la définition de bonnes pratiques, il s’agit également d’une pièce à usage externe, dont la rédaction est exigée par de plus en plus de financeurs de la recherche. L’ANR (depuis 2018) et la Commission européenne (depuis 2017), entre autres, exigent ainsi des chercheurs qui soumettent une demande de financement qu’ils fournissent un plan de gestion détaillé des données de recherche qu’ils comptent utiliser.

Le mouvement actuel en faveur d'une ouverture toujours plus importante de la recherche scientifique a propulsé sur le devant de la scène une notion aux contours encore floue : les données de la recherche. Matériau invisible du travail du chercheur, ces données sont de nature extrêmement variée, et personne ne s'accorde vraiment à en fixer des contours clairs.

Programme susceptible de connaître quelques ajustements.

Matinée : Introduction générale à la science ouverte

  1. Remise en contexte : comment fait-on de la science aujourd'hui ?
  2. La science ouverte sous toutes ses coutures
  3. Les politiques actuelles en matière de science ouverte et les débats en cours

Après-midi : Science ouverte et pratiques professionnelles en bibliothèques

Comment dépasser cette vision restrictive de la bibliométrie, et l'envisager en ce qu'elle permet de décrire, analyser, cartographier, trier, classer ou valoriser les productions scientifiques ? Quels en sont les enjeux réels ? Comment répondre aux chercheurs et aux décideurs qui sollicitent bibliothécaires et bibliomètres sur le sujet ?

Initiation aux données de la recherche

Leur mise en ligne ouverte prolonge des expérimentations ou en suscite de nouvelles. Une donnée a, comme l’article, vocation à être partagée (Open Access & Science) et citée, dans le cadre et le respect de nuances à définir.
Les données de la recherche constituent en effet une modalité relativement nouvelle de la publication des travaux, mais également de publicisation des données qui en sont le fondement.

Justine Ancelin-Fabre

Fonctions

  • Co-responsable de l'URFIST de Paris depuis septembre 2018
  • Formatrice
 

Domaines de compétences

  • Principes et éco-système de la science ouverte
  • Identification, traitement et valorisation des données de la recherche
  • Brevets & propriété industrielle, bases de données brevets
  • Bibliothèques de sciences
  • Bibliométrie et éva

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