Comment évaluer au mieux cet ensemble disciplinaire pour le moins hétérogène, en tenant compte de ses spécificités épistémologiques, méthodologiques et éditoriales ? Dans quelle mesure peut-on utiliser les mêmes sources de données et les mêmes indicateurs que pour les sciences de la vie et de la matière ? Quelles alternatives ont pu être proposées en France et en Europe ? En quoi la science ouverte peut-elle contribuer à changer la donne ?

Depuis son « invention » dans les années 1960, la bibliométrie a suscité de nombreux débats, au sein de la communauté scientifique mais aussi parmi les décideurs politiques, les financeurs de la recherche, et même le grand public. En cause : son association quasi-systématique avec la notion d’évaluation de la recherche, dont les principes n’ont cessé d’évoluer depuis ces dernières décennies.

Science ouverte en bibliothèque

En effet, certains acteurs de la recherche, en premier lieu les grands éditeurs commerciaux privés, sont accusés de détourner le fonctionnement "normal" de la recherche de la connaissance partagée en vue du bien commun vers une concentration de richesses incompatible avec l'idéal de progrès qui doit sous-tendre la science.

Comment dépasser cette vision restrictive de la bibliométrie, et l'envisager en ce qu'elle permet de décrire, analyser, cartographier, trier, classer ou valoriser les productions scientifiques ? Quels en sont les enjeux réels ? Comment répondre aux chercheurs et aux décideurs qui sollicitent bibliothécaires et bibliomètres sur le sujet ?

Justine Ancelin-Fabre

Fonctions

  • Co-responsable de l'URFIST de Paris depuis septembre 2018
  • Formatrice
 

Domaines de compétences

  • Principes et éco-système de la science ouverte
  • Identification, traitement et valorisation des données de la recherche
  • Brevets & propriété industrielle, bases de données brevets
  • Bibliothèques de sciences
  • Bibliométrie et éva

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