Comment évaluer au mieux cet ensemble disciplinaire pour le moins hétérogène, en tenant compte de ses spécificités épistémologiques, méthodologiques et éditoriales ? Dans quelle mesure peut-on utiliser les mêmes sources de données et les mêmes indicateurs que pour les sciences de la vie et de la matière ? Quelles alternatives ont pu être proposées en France et en Europe ? En quoi la science ouverte peut-elle contribuer à changer la donne ?

Depuis son « invention » dans les années 1960, la bibliométrie a suscité de nombreux débats, au sein de la communauté scientifique mais aussi parmi les décideurs politiques, les financeurs de la recherche, et même le grand public. En cause : son association quasi-systématique avec la notion d’évaluation de la recherche, dont les principes n’ont cessé d’évoluer depuis ces dernières décennies.

Comment dépasser cette vision restrictive de la bibliométrie, et l'envisager en ce qu'elle permet de décrire, analyser, cartographier, trier, classer ou valoriser les productions scientifiques ? Quels en sont les enjeux réels ? Comment répondre aux chercheurs et aux décideurs qui sollicitent bibliothécaires et bibliomètres sur le sujet ?

  • Partie TP (travail individuel, avant le lundi 23 novembre, 30 min)
    • TP de découverte des principaux identifiants chercheurs ;
    • Exercices de réflexion
       
  • Partie formation et échanges (à distance, lundi 23 novembre, 10h-12h)
    • Contexte et enjeux des identifiants chercheurs : identifiants pérennes, identifiants pérennes auteur ;
    • Offre existante : Scopus AuthorID, ResearcherID (Publons), IdHAL, IdRef, VIAF, ISNI, ORCID ;

Le CWTS est mondialement connu pour son ingénierie mise au service des processus bibliométriques (Web of Science, Scopus, U-Multirank et bien sûr Leiden Ranking).  Ici, R. Costas quitte délibérément le champ de la bibliométrie classique, dont il est évidemment spécialiste, pour celui de l’alternative Altmetrics qui fait reposer la quantification sur les réseaux sociaux et l’observation des sites et réservoirs de la communication scientifique. Évaluation qualitative et caractérisation s’en trouvent de ce fait considérablement modifiées sur le plan méthodologique.

A l'heure où de plus en plus d'éditeurs et de bailleurs de fonds demandent aux chercheurs leurs identifiants et où des établissements toujours plus nombreux réfléchissent à la mise en place de systèmes d'information recherche, quels sont la place et les potentiels de ces outils pour les différents acteurs académiques ? Sont-ils réductibles à la visibilité et au suivi de la recherche ?

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