Objectifs

[Formation annulée en raison des mesures sanitaires liées au Covid-19]

Bibliométrie, scientométrie, infométrie, webométrie… Tous ces termes ont un suffixe commun, qui renvoie à l’idée d’une mesure, d’une quantité, d’un dénombrement, associée ou appliquée à la recherche scientifique. Mais que cherche-t-on à dénombrer au juste ? Et surtout, dans quel(s) but(s) ?

Depuis son « invention » dans les années 1960, la bibliométrie a suscité de nombreux débats, au sein de la communauté scientifique mais aussi parmi les décideurs politiques, les financeurs de la recherche, et même le grand public. En cause : son association quasi-systématique avec la notion d’évaluation de la recherche, dont les principes n’ont cessé d’évoluer depuis ces dernières décennies.

Pourtant, la bibliométrie est avant tout une méthode, une boîte à outils objective et neutre, dont les multiples usages peuvent servir à toute autre chose qu’à évaluer une revue, une institution, un chercheur.

 

Cette formation vise à revenir sur ce qu’est la bibliométrie, sous l’angle spécifique des sciences exactes et appliquées, afin de mieux envisager son articulation avec l’évaluation quantitative de la recherche française. Elle en présentera les principaux outils, modèles et indicateurs, au-delà du bien connu facteur d’impact ; et abordera également ses limites, les controverses qui agitent ce domaine, et les modèles alternatifs qui commencent à apparaître.

Le domaine des Lettres & Sciences humaines ne sera pas abordé, et les Sciences sociales ne le seront que très marginalement (sciences économique, psychologie clinique uniquement). En effet, les modèles en vigueur sont surtout adaptés au secteur des sciences exactes et appliquées et médecine.

 

À la fin de la formation, le stagiaire sera capable de :

  • Retracer l’historique de la bibliométrie en tant que domaine de recherche, et ses relations avec la recherche scientifique telle qu’elle est pratiquée en STM
  • Expliquer comment la recherche scientifique est actuellement évaluée en France, et pourquoi la bibliométrie peut être considérée comme un outil utile à ses pratiques
  • Citer les principaux indicateurs, jeux de données et outils bibliométriques existants, en comprenant leur fonctionnement, leurs applications et leurs limites
  • Expliquer l’impact de la science ouverte sur les pratiques bibliométriques et sur l’évaluation de la recherche
  • Présenter les réactions et nouvelles tendances en matière d’évaluation de la recherche
  • Citer les principales métriques alternatives et les utiliser
  • Naviguer dans les bases de données Web of Science et Scopus et utiliser leurs fonctionnalités de base [SciVal, le JCR et InCites ne seront pas manipulés]
Programme

INFORMATIONS PRATIQUES

  • 1er jour : horaires 10h-17h
  • 2e jour : horaires 9h30-12h30

Programme susceptible de connaître quelques légères modifications.

  • Qu’est-ce que la bibliométrie ?
    • Son histoire, ses principes, ses objectifs originels
    • Ses relations avec la recherche scientifique actuelle
    • Ses relations avec l’évaluation de la recherche
  • Indicateurs, jeux de données et outils bibliométriques :
    • Les outils traditionnels : Web of Science et Scopus, leurs principes, leurs couvertures, les indicateurs utilisés
    • De « nouveaux » indicateurs : Eigenfactor, SCImago…
  • Les limites de la bibliométrie
    • Limites des indicateurs, données et outils
    • Controverses sur la bibliométrie, controverses sur l’évaluation
  • Les propositions alternatives
    • Des usages pertinents pour la bibliométrie ?
    • Nouveaux indicateurs, nouvelles données, nouveaux outils
    • Bibliométrie et science ouverte
    • Évaluer autrement
Prérequis
Savoir utiliser un navigateur internet Avoir des notions sur le fonctionnement de la recherche en France